Le bilinguisme

On sait de manière certaine aujourd'hui qu'exposer les enfants à une deuxième langue dès le plus jeune âge est un facteur de développement positif.
Paradoxalement, il n'existe cependant que très peu de structures de crèches proposant un environnement bilingue.

Plume : des crèches bilingues pour vos enfants

Comment ça marche chez              ?

Nous avons toujours été impressionnés par les jeunes enfants de famille bilingue, qui apprenaient à parler plusieurs langues à la maison.
 

Pour comprendre ces mécanismes, nous avons rencontré des chercheurs du laboratoire de neurosciences du CNRS, où nous avons eu des entretiens détaillés sur les avancées de la recherche et les nombreuses expériences qui ont été menées depuis 30 ans. Ces rencontres nous ont persuadés que l'exposition des enfants à une deuxième langue est bénéfique pour leur développement, et ce, dès leur plus jeune âge. La seule condition, c'est que l'immersion soit la plus proche possible des conditions "écologiques" du bilinguisme. C'est à dire, au plus proche des conditions qui peuvent se rencontrer à la maison.

Ainsi, nous avons voulu créer ces conditions dans nos crèches, qui sont le lieu idéal pour que les enfants puissent s'épanouir et s'éveiller par le bilinguisme. Nous recrutons donc dans chacun de nos établissements une personne anglophone :

 

  • Elle est spécifiquement en charge de l'apprentissage de l'anglais aux enfants, et leur permet d'être exposés durablement à l'anglais pendant leur journée à  la crèche.
     

  • Nous développons un programme personnalisé par tranche d'âge, ainsi qu'un matériel pédagogique spécifique, afin de donner les meilleures chances à vos enfants de développer leur capacités dans une autre langue, avec tous les bienfaits que cela pourra leur apporter !

Foire aux questions

Nous avons essayé de répondre aux principales interrogations que les parents se posent sur le sujet.
Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à nous téléphoner ou à nous les envoyer par e-mail, nous vous transmettrons une réponse rapidement.

Plus d'informations ?

Si le sujet vous intéresse, vous trouverez ci-dessous et dans le lien mentionné en bas de page des informations
plus détaillées sur les recherches conduites dans le domaine du bilinguisme.

Le bilinguisme, de quoi parle-t-on ?

Le bilinguisme enfantin n’est pas l’addition des deux langues dans le cerveau de l’enfant. Il s’agit plutôt de la construction d’une capacité linguistique à deux volets. En effet, les structures du cerveau du jeune enfant sont tellement flexibles qu’il apprend aussi facilement deux ou trois langues qu’une seule, et ce jusqu’à l’age de 7 ans.

A condition que les langues soient apprises à "l’âge du langage", c'est-à-dire au moment où la plasticité cérébrale est en plein essor, il est tout aussi naturel d’apprendre une que deux langues.

Passé l’âge critique de sept ans, l’acquisition d’une nouvelle langue relève d’un autre processus et doit faire le détour par la langue maternelle. On pourrait dire qu’après sept ans, on n’apprend plus du langage mais des langues.

Bref, si on a la chance de tomber comme Obélix, en tant que bébé, dans une potion magique composée de deux ou plusieurs langues, c’est-à-dire d’être plongé dans le bilinguisme dès le premiers balbutiements, on devient bilingue.

C’est la présence ou l’absence d’une langue dans l’entourage qui stimule l’acquisition ou au contraire provoque la perte d’une langue. Du point de vue neurologique, certaines connexions entre les neurones  sont sollicitées au moment où la "flexbilité" (dans un language scientifique, la malléabilité corticale) du cerveau bat son plein, des connexions qui, chez des enfants monolingues, ont éte sclérosées à l’âge du langage avec pour résultat, la fermeture définitive de cette fenêtre cognitive.

Ces « câblages », installés au moment de la construction du langage, ont des répercussions sur tout l’avenir de l’enfant et ce à plusieurs égards, notamment en ce qui concerne sa scolarité.

Les recherches les plus exhaustives dans ce domaine viennent des programmes d’immersion au Canada, effectuées pendant vingt ans entre les années soixante et quatre vingt, dans le but de donner à l’enseignement des langues une véritable efficacité dans un pays officiellement bilingue.

 

Pendant cette période, le français au Canada était menacé par le Canada anglophone. C’est pourquoi des tentatives ont été faites, d’offrir un cursus scolaire en français aux enfants anglophones, et, inversément, un cursus en anglais pour les enfants francophones.  Ainsi, des comparaisons ont pu être effectuées sur des échantillons d'enfants monolingues des mêmes établissements par des tests verbaux et non verbaux. 

Il est à noter qu’il s’agissait dans ces programmes des enfants qui n’utilisaient pas la langue seconde (anglais ou français) en dehors du contexte scolaire. 

Les résultats sont étonnamment unanimes. On constate d'excellents résultats en termes de capacités d'apprentissage de la deuxième langue chez les enfants exposés à ces tests.

Conclusion plus étonnante encore, on a pu constater également une souplesse mentale, une mobilité conceptuelle et une capacité à résoudre des problèmes plus importantes que chez les enfants monolingues. Les retombées particulièrement impressionnantes se sont manifestées dans le domaine de mathématiques, où les enfants issus de l’enseignement bilingue avaient systématiquement des scores supérieurs à leurs camarades monolingues.

Selon les chercheurs, ce phénomène s’explique par la stimulation intellectuelle apportée par le bilinguisme. Plus précisément, les capacités phonologiques et grammaticales et la capacité de calcul sont régies par la même aire cérébrale frontale (qu'on appelle l’aire de Broca). Ainsi, la stimulation de cette aire par le bilinguisme précoce aboutit à la création de nombreuses connexions neuronales, ce qui auraient des répercussions directes sur les potentialités en mathématiques.

Et comment sait-on ça ?

Comment ça marche ?

L'ensemble des éléments mentionnés ci-dessus sont tirés de la publication de Maria Kilhstedt, Maître de Conférence  en psycholinguistique à l'université Paris X Nanterre.

L'intégralité de son article peut être trouvé ici : skoldiwangwengamp.com/testennou/avantages_bilinguisme.pdf

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